BARRAGE ANTITEMPÊTE DE NIEUPORT

En 2018, le département CÔTE des autorités flamandes entame la construction d’un barrage antitempête dans le chenal du port de Nieuport. Ce barrage a pour but de protéger la ville et l’arrière-pays contre les crues en cas de tempêtes violentes. Les travaux dureront plus de trois ans.

Les crues associées aux tempêtes constituent l’une des principales menaces naturelles dans la région de la mer du Nord. À l’heure actuelle, les ports côtiers sont majoritairement menacés par le danger que représentent les inondations en cas de forte tempête. Nieuport et son arrière-pays ne sont pas aujourd’hui pas en mesure de faire face aux crues qui vont de pair avec les fortes tempêtes.

Afin de protéger la côte et l’arrière-pays contre les crues associées aux fortes tempêtes, le gouvernement flamand a approuvé le Plan directeur de la sécurité côtière en 2011. Le Plan directeur de la sécurité côtière confirme la nécessité de construire un barrage antitempête à l’embouchure de l’Yser afin de protéger Nieuport et les alentours. Après des études approfondies et un projet architectural, l’on a opté pour une vanne secteur horizontale, d’une largeur de passage de 38 mètres.

La protection assurée par le barrage antitempête est déjà nécessaire en cas de crue pouvant survenir une fois tous les 10 ans. Toutefois, ce barrage antitempête assura également une protection contre les tempêtes se produisant tous les millénaires. L’augmentation du niveau de la mer jusque 2100 est pris en compte.

La construction

Le barrage en acier mobile est une construction pivotant autour d’un axe horizontal. En position de stationnement, le barrage est profondément ancré dans un socle en béton au fond de l’Yser. Le barrage en acier pivote entre deux axes en acier moulé, ancrés dans une culée de pont en béton. Ces deux culées de pont sont reliées aux rives de l’Yser.

En cas de prévision de crue ou à des fins de test, le barrage effectue une rotation de 90 degrés pour revenir en position de barrage. En cas d’entretien, le barrage peut être pivoté de 180 degrés pour atteindre sa position d’entretien. Le barrage peut être verrouillé et déverrouillé dans les trois états (stationnement, barrage et entretien) à l’aide d’une commande à distance.

Le barrage est équipé des deux côtés d’un mécanisme de mouvement, afin de pouvoir pivoter de l’état de stationnement à l’état de barrage ou d’entretien, le tout en seul mouvement ininterrompu. La capacité de ce mécanisme est suffisante pour faire pivoter le dispositif en position de barrage lors de chaque crue éventuelle, même si un seul mécanisme est actionné.

Le niveau de fermeture a été déterminé à +6 mètres au-dessus du DNG. Cela signifie que le barrage se fermera si le niveau de l’eau risque de dépasser ce seuil.

Une fermeture sera effectuée chaque année à titre de test. Le dispositif sera alors remis en position de barrage lors d’une marée entière. Une autre fermeture, plus brève, sera réalisée toutes les deux semaines à titre de test également. Ces tests seront de courte durée.

Le barrage est géré depuis le centre de commande, qui sera construit sur la culée de pont du barrage, sur la rive droite.

Les conséquences néfastes sur le régime des eaux de l’arrière-pays sont également prises en compte pour la fermeture du barrage antitempête. Le barrage est fermé si les eaux sont basses. En outre, le barrage sera ouvert entre deux pics de crue.

Lors de la phase d’étude, le département CÔTE a également accordé beaucoup d’attention à l’influence qu’exercerait le barrage antitempête sur la navigation de plaisance. Le passage sera large de 38 mètres après la construction. 

Le débit sera de plus de 3 nœuds (avec un maximum de 3,7 nœuds) lors de 0,7 % de la saison de navigation de plaisance (ou 2,1 % après élargissement du port de plaisance).

À la suite des inquiétudes exprimées lors du parcours d’étude, le ministre Weyts a décidé d’étudier l’exécution de mesures complémentaires. Ces mesures visent à réduire l’influence du barrage antitempête sur la navigation. Il ressort de la phase de conception qu’il est possible, d’un point de vue technique, de placer des canalisations de déviation. Ces canalisations permettront, en cas de circonstances exceptionnelles, de ramener le débit maximal de 3,7 nœuds à 3,2 nœuds, voire 3 nœuds. Afin de prendre une décision en toute connaissance de cause, les détails techniques d’exécution et une étude de rentabilité sont en train d’être analysés davantage.

Vous retrouverez ici davantage d’informations d’ordre technique à propos de la commande du barrage antitempête et du courant (néerlandais).